La poésie est la forme la plus intime de l'écriture — là où la langue cesse d'expliquer et commence à résonner.
Jenck Franer, au-delà de la saga romanesque, cultivent depuis toujours une pratique poétique personnelle. Ces textes courts sont le laboratoire de leur imaginaire : images tranchantes, musicalité sombre, et cette façon de toucher l'indicible que seul le vers permet.
— extrait
Sous les pierres plates il y a un silence
qui n'appartient plus aux vivants,
un souffle retenu entre deux terres,
ni cendre ni poussière encore —
juste ce moment suspendu
où le nom s'efface avant le corps,
et le corps, avant l'oubli.
— extrait
Il porte le nom comme une arme usée,
un acier qui a trop servi pour briller.
Derrière ses yeux : une forêt d'hiver
où les arbres n'ont pas encore décidé
s'ils sont morts ou seulement nus.
Il avance. C'est tout ce qu'on lui demande.
— extrait
Ils se reconnaissent à la façon
dont ils ne regardent pas.
Dans chaque salle, dans chaque rue,
cette politesse étrange des gens
qui savent déjà ce que tu ignores —
et qui attendent, tranquillement,
que tu l'apprennes.
— extrait
Les livres s'accumulent sur la table
comme des preuves d'une vie
qui a choisi les mots plutôt que les silences.
On n'efface pas ce qu'on a vraiment lu.
Ça reste là, quelque part,
entre les côtes.
« La poésie, c'est la fiction qui dit vrai — pas malgré ses images, mais grâce à elles. »
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